Questionnement
≪ Dis-moi ce que tu fais, je te dirai qui tu es! ≫. Nos habitudes nous décrivent bien plus qu’autres choses. Alors il est clair qu’à travers nos activités au quotidien, l’on devrait pouvoir voir qui nous sommes, voir nos cultures, nos traditions, nos origines. Combien de fois nous rendons nous dans nos villages ? Combien de fois assistons-nous aux évènements culturels de notre (nos) communauté(s) ? que savons-nous vraiment sur les manifestations culturelles liées à notre communauté ? Que savons-nous de nos rites ? que savons-nous de notre histoire ou de l’histoire du Cameroun ? Tant de questions qui ne trouvent de réponses que dans ‘‘l’engagement’’.

S’engager à vivre en camerounais, c’est trouver du temps à consacrer afin de rendre hommage à ce qui est patrimonial et parfois sacré, en observant nos différentes traditions. Certains peuples font figures d’exemples en la matière, même si cela tend à s’amoindrir avec le temps. Pourtant des évènements, ils en existent. Certes souvent peu médiatisés ou alors peu connus du grand public, mais bel et bien présents. S’engager c’est participer, par sa présence d’abord mais ‘‘surtout par ses actions’’. ≪Les morts parlent aux vivants ≫ disait Victor Hugo. Durant nos cérémonies commémoratives, nos ancêtres nous parlent. Où sommes-nous pour leur tendre une oreille attentive ? Le Ngondo chez les SAWA, la fête des MACABO chez les Bangoua, le SORO chez les peuples du Grand Nord, de nombreuses cérémonies … et bien d’autres, la liste reste non exhaustive. Des enseignants et experts forment à l’apprentissage de nos langues locales et connaissances de nos coutumes. Des livres et essais sont souvent publiés…
Être Bamoun, Bassa, Mbamois, Bulu, Bororo, Douala etc… et surtout être camerounais, ce n’est pas ≪un titre mais une identité à préserver≫, à bon entendeur. Salut !!

